Le jour où j’ai cessé de me travestir

J’ai, des années durant, copié son intonation de voix pour lui ressembler. J’avais certes mon caractère ( Sors du moule), mais je l’avais comme enseveli sous un amas d’illusions. J’étais adolescente, je me cherchais. Elle était ultra-populaire au lycée. J’imitais même son style vestimentaire. Par la suite, j’empruntais ci et là des attitudes qui n’étaient guère miennes mais elles me conféraient une certaine contenance. Je m’étais créé une coquille susceptible de plaire au plus grand nombre. Lisse. J’étais comme ces plats sans saveur. Mais j’étais très appréciée. Plus tard, je m’essayais les loisirs que tout le monde trouvait fun, fréquentais assidument ces « places to be ».

Puis un jour, j’en ai eu marre. Marre de me travestir. Marre de me faire passer pour celle que je n’étais pas. Marre de faire semblant, et d’attirer des évènements, choses, personnes aux antipodes de mes envies, de mes perceptions.

extrait les voies libres

J’avais enfin compris que plus on était soi, plus on attirait du « Soi ». Des choses qui nous ressemblent. Et là, la magie opéra. Et là, mon énergie se libérait enfin. Je goutais enfin le plaisir d’être moi-même, sans fioritures. Je vivais de façon authentique, de concert avec mes valeurs, mes aspirations. Et j’ai commencé à attirer des gens qui me ressemblent (Ces âmes sur la même longueur d’onde). Celles et ceux dont les vibrations différaient des miennes se sont naturellement éloignés. Il s’est passé cette chose incroyable : on m’appréciait pour ce que j’étais, et non pour ce que je faisais semblant d’être. Car oui, plus on veut ressembler à ce que nous ne sommes pas, plus on risque de se faire aimer pour les mauvaises raisons, voire détester.masque social.jpg

Le cheminement fut long. J’ai commencé par apprécier le temps avec moi-même, je me suis interrogé sur mes envies, j’ai analysé ce qui faisait foi en moi. J’ai goutais aux affres, et aux délices de la solitude (De soi à soi). J’ai appris à choisir mes vêtements, accessoires par rapport à mes goûts. J’ai cessé de regarder les émissions de tout un chacun. Je me suis recentré sur mes aspirations. Je me suis mise à bouquiner des romans qui me ressemblaient et non ceux dont les copines raffolaient. J’ai pris du recul, aiguisé mon sens critique.

Alors oui, évidemment qu’il faut le temps de se construire. Évidemment que notre environnement, milieu, société influe sur nos comportements. Mais tout l’enjeu est de se retrouver soi. Cette personne qui vibre à l’intérieur, et que nous taisons souvent pour faire plaisir aux autres (Mission de vie).

Aujourd’hui, je suis assez fière de la personne que je suis. Ces moments de « faux-semblants » sont très rares dans mon quotidien. Je ne me force plus à faire ce dont je n’ai pas envie, ni à être celle que je ne suis pas. Je me sens authentique. Je me sens moi.

 

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